mercredi 18 février 2009

L'information ne suffit pas : l'engagement des proches est essentiel !

L'excellent article de l'Internaute du 18 février 2009, si l'on en juge par la prise en compte de tous les les aspects de la question, ne peut masquer le déficit de formation des adultes face à ce drame sociétal. Mon expérience personnelle ne me garantit pas l'objectivité absolue mais elle me conférence le droit d'alerter les services publics sur ce sujet.

Le suicide et sa menace se cache derrière de multiples déguisements.

L'entourage peut avoir du mal à les interpréter comme étant les signes du passage à l'acte probable. Il peut même nier le problème.

L'appel au psychiatre ou tout autre spécialiste peut alors sembler le recours. Ce n'est pas suffisant. Cela peut même être dangereux. Pour les plus curieux, je vous invite à lire mes contributions de 2007 - 2008.

Il existe dans notre société plein de personnes mille fois plus aptes à aider le suicidant. C'est à ces personnes des églises, des oeuvres charitables, des associations, des entreprises, auxquelles je pense. Il faut les former et les aider à traiter le suicide comme il convient. C'est une maladie cachée.







http://www.linternaute.com/sante/addictions-psychiatrie/conseil/prevenir-le-suicide/prevenir-le-suicide.shtml?f_id_newsletter=509

lundi 21 juillet 2008

Suicide du prof d'Allinges : l'entourage désemparé

Chaque jour apporte son lot de témoignages. Dans Libération du 19 juillet : "Allinges, le prof mort de culpabilité" avec une exergue "On a eu l'impression qu'il avait fait le plus dur. C'est quelqu'un qui était solide, très organisé. J'étais rassuré. J'ai appris depuis que c'est à ce moment-là qu'il faut être le plus vigilant". C'est ce que déclarait le principal du Collège de Margencel dont faisait partie cet enseignant. Sa culpabilité? Celle d'avoir organisé le déplacement des élèves dans ce car dont l'accident à un passage à niveau aura fait 7 tués et de nombreux bléssés.

A quand une campagne d'information grand public qui sensibiliserait chacun d'entre nous aux signes annonciateurs du suicide? L'entourage peut faire beaucoup pour sauver une vie, des vies, pour peu qu'il soit bien informé. Le contraire peut avoir des conséquences dramatiques : culpabilité en chaine. Suicides en chaine...

dimanche 11 mai 2008

Chantal Sébire, une mort qui dérange!

A quelques semaines de ce triste anniversaire, que constitue le suicide de mon compagnon il y a un an, je souhaite revenir sur le suicide de Chantal Sébire, courant mars 2008. Il a alimenté le débat en France sur la fin de vie et l'aide au suicide.

Rappel rapide des faits. Chantal Sébire se suicide courant mars 2008.
Cette femme atteinte d'un cancer, lui défigurant le visage, réclame l'aide des médecins pour mourir... sans succès puisque la France l'interdit. Après avoir mis sa demande sur la place publique (apparitions au 20h des chaines, lettre au Président Sarkozy, ...), elle finit par se suicider. A-telle été aidée? Une enquête a été ouverte et n'a pas encore fourni les réponses.
Le suicide attendu s'est donc produit. Mais comme le titrait un article dans Le Monde du 21 mars "La mort de Chantal Sébire laisse ouvert le débat sur la fin de vie et l'euthanasie".

La fin de vie : faut-il condamner le suicide?
Si je rapproche cela du suicide de mon compagnon, magré les différences, des analogies s'imposent. Il réclamait lui aussi l'aide au suicide, preuve en est son inscription à Dignitas, l'association suisse d'aide au suicide. Ni moi, ni sa famille ne supportions l'idée du suicide comme moyen de mettre fin à sa vie. Nous n'admettions pas cette fin. Nous avons tout fait pour ne pas répondre à cette demande. Au contraire nous l'avons condamnée. Je me souviens encore d'avoir détruit les factures de l'association pour qu'il n'y trouve pas l'aide qu'il attendait. Nous ne vouions pas croire qu'il passerait à l'acte par d'autres moyens moins propres.

La condamnation du suicide est peut être la pire des solutions pour y remédier.
La perspective d'un suicide laissé à la discrétion d'un patient, d'un être qui souffre peut sauver du suicide! Enfin c'est vrai si j'en crois les déclarations de Dignitas, l'association suisse.
"Seuls 13 adhérents sur 100 vont au bout de la démarche". " 70% ne nous téléphonent même jamais, comme si laisser la porte ouverte était la meilleure méthode pour prolonger la vie et prévenir le suicide" analyse Ludwig A. Minelli.

Accpeter la souffrance de l'autre
Il souffrait depuis deux ans de douleurs musculaires invalidantes restées inexpliquées malgré les examens médicaux poussés qu'il avait subis. Nous avions fini par croire à une dépression profonde. Nous ne cherchions plus les causes possibles de ses douleurs : vaccins dans les années 90 qui pouvaient avoir inclus trop d'aluminium? Dernière hypothèse jamais confirmée... le temps a manqué. Notre attitude a pu avoir deux conséquences : le sentiment d'abandon qui peut pousser au suicide ; un suicide bien caché jusqu'à la dernière minute et au moyen de poisons bricolés, ce qui peut avoir provoqué des souffrances supplémentaires inutiles.

Je pense que je ne pourrais jamais soutenir le suicide même assisté, même justifié, tant cette fin peut faire souffrir l'entourage. Mais je découvre qu'une meilleure compréhension du phénomène et une disussion ouverte valent mieux que l'ignorance et la condamnation. Cela ni le CPOA, ni les psychiatres ne prennent assez de temps pour vous le dire. J'ai envie de dire merci Dignitas.

samedi 5 janvier 2008

Répartition de responsabilité entre le suicidé et l'entourage

Article très interessant de Félix Joyal Lacerte
Intervenant-Animateur, Entraide Jeunesse Québec, dans http://www.cyberpresse.ca/article/20071229/CPSOLEIL/71221157/6732/CPOPINIONS

La pertinence du propos se déduit notamment de ce pragraphe sur la répartition de responsabilité entre le suicidé et l'entourage. Vous retrouverez là le sens de mon propos depuis la mort de mon ami, moment où j'ai commencé à rédiger mon blog.

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Le suicide est pourtant un problème bien social, et il ne peut, à mon sens, qu'être vu sous l'angle de la responsabilité individuelle. Nous avons tous notre part de responsabilité lorsqu'une personne met fin volontairement à ses jours. Trop souvent cette responsabilité est retournée au suicidé, ce qui ne permet pas aux gens d'adopter davantage un regard critique et de poser des actions concrètes pour freiner ce fléau.Il faut toujours garder en tête que le suicide n'est pas un comportement normal. Une personne avec des idéations suicidaires a besoin d'aide et rapidement. Il ne faut surtout pas reconnaître le suicide comme une solution, car on ne peut se permettre de cautionner un tel geste. >> écrit Félix Joyal Lacerte.

Le judaïsme voit dans le suicide un des péchés les plus graves.

Article paru dans http://www.israelvalley.com.

Je n'ajoute rien, sinon pour dire que je découvre ici la réprobation absolue du suicide dans le judaisme, au travers des cas de suicide observés dans l'armée de l'Etat d'Israêl.

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Par Dan Assayah
Rubrique: Tsahal
Publié le 31 décembre 2007 à 10:31

Le suicide dans Tsahal est un TABOU en ISRAEL car le sujet est dramatique pour les familles et les proches. La presse du pays en parle peu car les chiffres de Tsahal (les Forces de défense d’Israël abrégées en français par Tsahal)sont rarement commentés.

Dans la moisson des chiffres de 2007 le nombre des 17 morts liés à des suicides dans TSAHAL vient d’être diffusé.

En 2006, il était de 28. En 2005, il était de 36. Tsahal fait tout pour endiguer le nombre de suicides et ne ménage pas ses efforts. Pour information, Tsahal compte dans ses rangs environ 186 500 soldats.

Selon des informations exclusives d’Israelvalley il faut multiplier les chiffres officiels par deux. En effet, les familles des victimes et Tsahal ne veulent pas enterrer les morts dans des conditions “particulières” (la loi juive oblige d’enterrer un corps à part dans un cimetière).

Le judaïsme voit dans le suicide un des péchés les plus graves. Le suicide a toujours été interdit par la loi juive à l’exception de trois cas bien précis : si quelqu’un est forcé par autrui à commettre un meurtre, s’il est forcé à commettre un acte d’idolâtrie, ou s’il est forcé à commettre un adultère ou un inceste. Dans ces trois cas seulement, le suicide est permis.

En 2007, le journal Yedioth a mis une information sur ce sujet uniquement dans une page intérieure du journal. Selon un texte de référence, “le Judaïsme enseigne catégoriquement le principe selon lequel l’homme n’est pas habilité à porter atteinte à soi-même (“ein adam rachaï lehabel beatsmo”, Traité Baba Qama, 91 b); cela est aussi clair dans la Michna que dans le Talmud, dit le Maguid Michna (sur Michné Torah, Hilkhot hahovel ve hamézik, 5, 1)”.—>>

samedi 22 décembre 2007

Lettre ouverte à Monsieur Roux : oui à la campagne de publicité qui participe à la lutte contre la dépression !

Un article de Eric Roux publié sur AGORAVOX le 3 décembre me fait bondir.

"Cette campagne que vous condamnez n'est selon moi en rien coupable des maux dont vous la qualifiez. Dans ce domaine, je vous invite à être moins caricatural. Votre contribution à ce débat semble plus guidée par la critique systématique des laboratoires que par votre intérêt pour les malades."

Lettre ouverte :

<< Cher Monsieur Roux

Votre article ne laisse pas indifférent! 3 points méritent d'être traités pécisément :


1- Vous attaquez la campagne de sensibilisation à la dépression en la soupçonnant d'être motivée par de méchants instincts mercantiles de nos ministres de la santé qui se sont succédés et des labos pharmaceutiques.
Viendrait il à l'idée du citoyen que vous êtes d'attaquer une campagne anti Sida qui nous invitent à ne pas accuser injustement ceux qui en sont atteints? Tout le monde ou presque l'accepte car ces gens atteint par le sida ou contaminé par le HIV doivent être aidés et respectés. Eviter l'ostracisme !
Eh bien cette campagne de sensibilisation à la dépression peut aussi être considérée comme une invitation à aider ceux qui en sont atteints. Autrement dit d'un mal que beaucoup de malades n'arrivent même pas à qualifier et qui reste encore entaché de tant de stéréotypes : "on ne se prend pas en mains"; "on n'est pas courageux" ; "on s'écoute ...". Tous ces péjugés sont tenaces. Les déprimés n'osent pas avouer leur mal-être alors qu'ils sont en grand danger. Si à l'instar des campagnes anti-sida, cette campagne de sensibilisation peut faire évoluer les mentalités, alors ne la boudons pas !


2- Vous évoquez le nombre toujours croissant des HDT (hospitalisation à la demande d'un tiers) comme étant la preuve de l'acharnement psychiatrique.

Eh bien je vais vous faire plaisir en vous révélant mon cas personnel. Mon blog en parle amplement.

En quelques mots, mon compagnon s'est suicidé. Tout indiquait qu'il allait le faire. Je n'ai pas trouvé un seul psychiatre pour accepter de le protéger temporairement. Nous l'aimions tous et je peux vous dire qu'on pleure aujourd'hui ce manque d'acharnement psychiatrique.

Voir mon article :

Pourquoi le CPOA est il aussi inefficace ?


3- Vous liez beaucoup de suicides à la prise d'anti-dépresseurs.

Je n'ai guère de connaissances sur le sujet. En avez vous plus? Avez vous été sous anti dépresseur? Avez vous connu quelqu'un de proche sous anti depresseur?
Je ne peux que vous lister les anti depresseurs qui ont été prescrits à mon compagnon et qu'il Nafranine ; Norset ; ...
Si vous en connaissez de meilleurs, n'hésitez pas. Donnez votre avis. Je pense que les consommateurs apprécieront.


Cette campagne que vous condamnez n'est selon moi en rien coupable des maux dont vous la qualifiez.

Dans ce domaine, je vous invite à être moins caricatural. Votre contribution à ce débat semble plus guidée par la critique systématique des laboratoires que par votre intérêt pour les malades.

Votre énergie serait plus utile dans l'amélioration de l'écoute et de la formation des publics pour traiter la dépression dignement >>